Traverser le mirage - 01 : Inde et Bali



LOIN
                                                                                                                                                                                                                                         

Où vont ces escaliers?
- Vers l'Infini...

Dansons,dansons sur les rochers.

De ces palais déserts ne subsistent
Que les colonnes et les marches de granit.

Empire de Vijayanagar
Princes cruels et princes bons
Harems heureux ou malheureux
Tout cela fut détruit en un jour
Par un sultan plus ambitieux
Dont il ne reste rien.

Prions, prions dans les palais
Abandonnés aux pélerins.

Pour parvenir aux temples de Lumière
Tant de chemins à parcourir
Plus loin plus près
 Qu'avec l'avion,le train.

*
FÊTE


(image 2b)
___

Sur la colline parmi les temples
En ruine, mais plus vivants que jamais
Font halte les voyageurs
Parmi les moines errants en robe orange.

L'un d'eux dans un angle de granit
A l'abri du vent fait cuire du riz.

Sur la colline sonne le tambourin
Je chante.

Un pélerin brun et un pélerin blanc
S'approchent.

Le premier,cheveux longs
Bat de ses mains le rythme.
Le second,cheveux ras, écoute.
Ils sont assis maintenant près de moi.

Je pose le tambourin.
"- Prends le ! "
Car monte en moi la danse de Siva !

"O Nataraj
Que ton pied soulevé de Terre
Nous montre le chemin du Salut !"

Les pélerins chantent cette prière.


*
RIVE



Les escaliers sont nombreux et larges
Bain dans la Tungabadra.

Une barque ronde fait passer les marcheurs d'une rive à l'autre.
Les tourbillons invisibles de l'eau
Polissent les pierres petites et grandes.

Les petites sont rondes,de toutes les couleurs
Les femmes et les hommes polissent leur âme
Dans l'eau et le feu de la prière.

"De ce côté de la rive",
Dit le batelier
"Les villageois sont souriants et paisibles.
De l'autre côté,là bas,ils sont
Ombrageux,envieux,dangereux."

Il y a quelques jours on retrouva assassinés
Attachés à un arbre
Un homme vêtu d'orange avec son amoureuse
Venue d'Italie.

*
VACHE


L'avenue est déserte depuis presque mille ans.

Sur les marches sacrées,avançons
Vers la montagne
Avec sonnailles et flûtes.

Des nomades ont planté leurs tentes
De l'autre côté de l'avenue
Et quelques paysans font le lit de leur vache
Avec du foin sur le granit
D'un palais juste en colonnes
Posées sur le ciel.

Sur le côté de la toiture d'un Temple
La Sakti montre son sexe
Aux pélerins
Qui font sonner les piliers sculptés.

Dix tambours maintenant retentissent
Dans l'enceinte
Et je danse
Catapulté.

Leur confiance est forte,
Mon vol s'accroît.

Puis repos des sons et des actes
Silence.
Une vache traverse la vaste cour
Elle vient vers moi
Et demande des yeux une caresse
Entre ses cornes peintes
Baissant le front devant mes mains

*
SABLE




Vaste plage
Le long de la Tungabadra.

Plage de sable jaune
Plage brûlante à midi.
Plus tard viendront  boeufs et vaches.

Et sur le roc où je joue de la flûte
Fut taillé un lingam pour célébrer
L'Union de Siva et de Sakti.

Mon amour, aimons nous dans l'Eternité
Souviens toi de cette nuit sous la moustiquaire
La Déesse en toi ruisselait de Lumière
Tu t'étonnais que je t'aime tant
Car je parlais du Sens en même temps.

J'aime ton âme et ta douceur
Tes seins, ton sexe et ta danse
Prions pour ne jamais perdre patience.

Tu es assise sur ce roc
Près de moi.
Mai
*
BARQUE


Je m'assieds où vécut le saint poète
Purandaradasa
Fils de joaillier il y a tant de siècles
Et qui pourtant préféra le yoga.

Je chante un de ses chants
Que m'enseigna mon maître
 Sri Kothandaraman
Lui qui le dernier jour m'annonça
Qu'en Dieu seraient désormais nos rencontres.

Et me voici contemplant de loin la montagne d'Hanoman.
J'attends la barque qui traverse le fleuve
Et je pense à ce maître de chant
Il enseignait et vivait dans une même pièce
Une caverne au bord de la rue.

Le conservatoire de Pondichéry ferma sa classe
Car nous n'étions que deux élèves
Un prêtre hindou et moi.

Et donc il repartit, violoniste ambulant
Me laissant pour adresse la poste restante de Salem
Dans le pays tamil.

La barque est là
La barque ronde nous attend.

*
SINGES



Sur la montagne d'Hanoman
Avancent les voyageurs
Tenant flûtes et percussions.

Il ya à l'entour dit-on
Des brigands cachés dans les grottes
Alors chacun s'est dit : "Fraternisons
Nous serons à l'abri du malheur"

Mais au-dessous du temple du Bon Singe
Sont d'autres singes chapardeurs
Trop faibles pour égorger les passants.

Ils emportent les sacs
Et mangent les bananes,
Laissent les peaux sur les buissons
Accrochés à la falaise

Au loin un palais de granit
Sans murs accueille tous les vents

Brigands et pélerins
           Sillonnent les montagnes d'Hampi. 
*
EN HAUT


Sonnent les tambours
Deux moines fument le chilom.

L'un est installé ici depuis trois ans.
"Quand il vint", me dit-il
Vivait un seul sadhou sur le sommet
De cette montagne.
Puis il mourut.

Depuis on a taillé ce long chemin
Avec des escaliers dans la roche."

La prière est chantée
Il y a une quête
Un voyageur s'insurge
Rien n'est exigé pourtant
Une petite pièce de chaque pélerin
Suffit à l'entretien des sannyasins

Des singes font mine de jouer
l'un d'eux soudain s'enfuit avec un sac.
Poursuivi, il le lâche
On dit qu'ici jadis naquit Hanoman.

Au loin un palais en ruine

*
MEMOIRE


Stèle gravée, dans la campagne.
Ici jadis eut lieu
Le combat de Sugriva et de Bali.

Toit lisse et clair d'un roc
Fragment énorme de montagne
Et partout l'immensité de l'air.

L'herbe s'accroche aux parois.
Un homme aussi.
Il tente de grimper sur la face abrupte.

Ici Rama donc arriva
Et rencontra des alliés
Qui rivalisent pour l'aider
A retrouver Sita sa compagne.

Sita piégée
Par les déguisements de Rawana
D'abord la biche aux cornes d'or
Puis le roi-démon l'enleva
Travesti en moine mendiant

Pour plaire au peuple qui la dit souillée
Rama ne reprit jamais Sita
Libérée grâce à Hanoman

Des politiciens organisent encore
Des fêtes à Rawana
Contre le colonialisme aryen.
Désunion, mort, guerre
La tentation brise les coeurs.
Mais toi, Agastyar
Tu as logis dans mon coeur.

*
PAISIBLE


Paisible la vache
Dans les rochers temple de roc et de granit
Paisible la vache qui rumine

Villages éparpillées oasis
Parmi les ruines

L'antre de  la famille d'ours
Que tu vois passer chaque matin
C'était la chambre d'un ministre

Et ces crottes sous l'autel
Taillé sur la paroi de la grotte
Très claire car ouverte aux quatre vents
Mais perchée sur la falaise
Ce sont celles d'un fauve

Nous avons fêté l'arc-en-ciel sur un grand rocher plat
Un jongleur a perdu sa balle dans une crevasse

Après le crépuscule, la lune parait
Allongés les amants contemplent les étoiles
*
RAINBOW


D'abord ce n'était là que le sable de la plage.
Nulle maison mais quelques cocotiers.
Inauguration avec des encens
Plantés dans des bouses de vache

Ensuite il y eut le temple de Krishna
Et la fête sans fin pendant des années.

Avec ma bien-aimée nous avons planté.

Il y eut la guerre des castes
Les pêcheurs plus nombreux pour humilier les paysans
Et rendre le mal pour le bien

Nous partîmes sur les ailes de l'Oiseau
La statue du berger fut volée dans le temple
Et même le cuivre de la pompe pour tous
Les arbres à fruits ont dépéri

Vingt ans après Devanath
Souffle dans le didjouridou
De l'autre main il fait sonner le tambour
Je chante et danse le théâtre du Phénix

Et sur la pluie, femmes et hommes dansent nus, autour
En priant.



*
ILLUSION





Une petite fille prie dans le désert
Un pic-vert martèle de son bec
Le tronc d'un cocotier
Je danse sur le sable orange.

Tous deux nous sommes sous la douche
Sous le jeune banyan
Fraîcheur de l'Amour.

Elle a rêvé dans mes bras  et m'a voulu.
"Tu es mon complément parfait", disait-elle
"l'amour qui n'est pas total est condamné à mourir"

Autour chantaient les amis
Les castes rivales complotaient, il arrivait
Qu'en cagoule avec des couteaux
Des pêcheurs suspendaient les vies à leurs filets
La police hésitait en ces lieux de rackets.

L'amour et la prière faisaient digérer le poison.
Comme des funambules nous nous aimions.

Ici et là, sur le sable
Et près du haut des cocotiers, à l'étage
Nous faisions l'amour.

*
YOGUI NU




C'était un roi dépossédé par son jeune frère
Il se battit longtemps, très longtemps
Pour reconquérir son royaume.

Puis il vainquit, et il comprit
Et retourna dans la forêt
Nu, en instase, et dans le coeur les clés
De la source de Félicité.

Il y eut des milliers d'ascètes nus.
Devant eux les femmes se coupaient les cheveux.
On érigea une statue énorme de granit
Sur la colline de Sravanabelgola.

Par hélicoptère les riches marchands jaïns de Bombay
Déversent des seaux de beurre fondu
Sur la tête de l'ascète qui avait renoncé
A toute royauté terrestre.

Ils sont là, les Vivants, perceptibles plutôt
Par le sacrifice des patentes spirituelles
Et non par le gaspillage
Et non par l'oubli du sens

Un saint anonyme passe
Devant le pouce énorme de la statue.

*
AVANT LA CRUE




Entre les parois abruptes du canyon
J'ai cheminé où nul ne va.
Là me dira-t-on ensuite
 Les pluies venues des sommets
Parfois dispersent les rochers
Comme un enfant les billes.

Le ciel est bleu mais pas aux sources du torrent
Au loin sur le sommet.

J'ai cheminé dans le canyon
Puis il y eut cette clairière
Cascades de tous côtés
 Résonance de la lumière sur les parois
Où croissent les feuilles géantes !

Je danse sur un gros rocher plat et lisse
Un roc entouré d'eau mais sec
Pas comme les pierres glissantes, plus bas...

Là soudain j'entends le cri
De l'oiseau Vrai, de mes oreilles  …
Oiseau de Paradis tu as brûlé ma destinée
Et déposé  ta graine où mon âme est offerte !

Graine enchantée nourris toi de ma vie
Tu viens d'en deçà et d'au delà du Temps
Allume encor ton feu plus fort dans mes instants




avec Nimozette , 2009

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WELCOME -Video d' accueil

Nim and Dom dance in 2009
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opus 320 : TE TINO I ROTO TE MARAMARAMA

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D.O.TRON, opus 260 : Te mau tita one no te rai mai

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opus 109 : te ori o te hoera'a

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opus 248 : te ara

TECLAR SOBRE "PEINTURES"

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opus 93 :te pu i u'ufau

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opus 106 : te opani hope

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opus 148 : te farereira'a i Atiha

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opus 311 : te are ninamu

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tron.dominique@gmail.com

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1974 :Baris in Batuan,Bali by D.O.TRON

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1982 : Panji Gambuh in Batuan, Bali, by D.O.TRON

 

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Demang : comic dance by D.O.TRON in Pedungan, Bali

 

HOW TO BECOME A PARADISE BIRD

 

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livre disponible sur Internet , taper les mots du titre pour trouver le libraire. Sur la couverture Dominique Tron en 1966 photographié par Alain Sabatier à Grasse.

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1997 :rehearsal with my students in Tahiti. Behind Namata, I have in the hand a flute I have made ith Maharepa mountain reed.

 

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Sylvie and Samantha . Watch them in the Key 7

 

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opus 14 : 'a faari'i te pupura'a o te meho nui ha'atupu'a .At the bottom of a desert canyon, in Bali, I heard the call of the Paradise Bird. 

D.O. TRON -opus 52b 

Opus 52 : Atatia Anoanomarie (= the wise counsellor for Justice is coming) Later ,The Paradise Bird put me in contact with Sri Agastyar. One day , i listened his voice and he started to guide me.

D.O. TRON -opus 304b-te mau huero piru

D.O.TRON : opus 304

D.O. TRON - opus 167

D.O. TRON, opus 167 : porte arrière de l'atelier à Tiahura

D.O. TRON - opus 166 - te fare pe

D.O. TRON, opus 166 : Te fare pe o te oaoa (la maison déglinguée de la joie) 

D.O. TRON - opus 169 -Maria peata

 

D.O. TRON - opus 263d -te huero o te ao,c

 

D.O. TRON -opus 339

 

D. O . TRON - opus 100b -te hoa o te u

 

D.O. TRON - opus 145 -,te rerera'a

 

D.O. TRON -opus 327

     ABOVE : opus 169 : Maria Peata (Sainte Marie ), then  opus 26 : te huero o te ao (l'oeuf du monde , the seed of the world), then opus 339 : te ora i roto te ofa'i ( The stone coming to life) , then opus 100 : Te hoa o te u (l'ami de la couleur), then opus 145 : te rerera'a (l'envol), then opus 327 (la Mère et l'enfant)

ph10-04-04 (57)

" - je serai ça pour toi. Et je te ferai tourner comme un ventilateur neuf"

ph10-07-20 (9)

Nim le 20 juillet 2010

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Dominique in the Baris dance, Batuan temple 1974

SaralaEclairci

1976 in India: Serenity School . Thandhirayankuppam. Tamil Nadu

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1983 in Bali, Pedungan. I Gede Geruh dancing Mata, Dominique playing suling gambuh

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X harp made by Denis Brevet and panflute made by Popescu

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Carving made by Toni Marin

D.O. TRON - opus 292-te tere o to'u mau ivi,f

D.O. TRON - opus 292 : te tere o to'u mau ivi (le voyage de mes os ) :

Pour la plupart de mes contemporains je ne suis qu'un gibier,

un semblant d'existence qui se heurte à chaque carrefour à des chasses gardées

et là il manque toujours un permis même pour respirer !

 

Je me croyais riche, car abondamment pourvu d'amour et de savoirs

Mais mes revenus n'atteignaient nulle part le taux de l'innocence institutionnelle

mes efforts étaient livrés aux rapaces qui partout bénéficiaient de visas ...

Il fallait qu'ils me traquent en plus afin de briser l'écho de mon chant

jusqu'à ce que seule l'invisibilité me fasse m'évader de leur labyrinthe.

 

Les bouchers passaient haut la main toutes les frontières

comme si les antilopes et les lamantins n' étaient venus au monde

que pour leurs containers réfrigérés

Heureusement le Théâtre du Phénix m'enseigna à naviguer sur plusieurs plans de l'existence

dans le silence j'entendais son chant se graver dans ma gorge

pour que je trouve absurde de  baisser les bras

et pour que j'apprenne à m'envoler de toute mon âme dans le soleil ....

Un de ses rayons a tracé la voie de mon nid dans les collines d'ébene et de lait de la chair parfumée de Nimozette.

 

Certes, s'ils pouvaient nous repérer

les coordinateurs généraux nous assiègeaient

les petits bandits nous guettaient eux aussi, 

déguisés les fascismes tribaux et cravatés avait un droit coutumier sur nous,

soi-disant ...

Nous étions l'obsession de  leur festin cannibale

car ils ne savaient recevoir l'offrande Divine d'Amour dans la quête de l'équilibre

alors ils convoitaient la chance et oubliaient la modération

Plus d'une fois je m'éveillais sur leur gril , ils nous apprêtaient avec leurs sauces.

 

Oui, leurs pièges sont puissants en cette préhistoire

Et leurs fantômes se réduisent à leurs ombres mornes passagères,

Car leurs chairs ne sont pas habités par la lumière

 

Alors si mes os capturés brûlent un jour comme ceux du gibier

qu'ils se consument jusqu'à n'être que ces rayons  du temple de l'Univers

Que ces piliers chantant pour te joindre, lecteur, au choeur des transparents célestes.

 

Déjà,  ouvert attentif au silence des vertus et ne parlant pas pour ne rien dire

sur cette Terre nous pouvons percevoir et apprendre de l'Eternité ....

Les enfants et les vieillards sincères y trouveront le levain de l'espérance

celui transmis jusqu'à ces temps par les mutants rescapés de l'Hstoire Prédatrice

cruxifiés par les bêtes rebelles à la logique de l'Amour Divin ...

Elles se déguisent de toutes les idéologies mais s'éteignent par leur propre mensonge

tandis que se transmettent les rêves d'évolution, la chanson internationale du partage .

 

J'ai tenté de déjouer les pièges par le théâtre approprié et c'est encore

un travail constant, récompensé d'un côté par l'aimante inspiration supramentale de la Conscience Cosmique

et de l'autre côté sanctionné par l'indifférence , la moquerie et l'opprobe

mais quel bonheur de  distribuer tant de fruits aux quelques fleurs miraculeuses de gratitude

en dépit du temps arrogant des spéculateurs qui empoisonnent les fontaines de jouvence.

 

Giflé sur cette Terre par les tenants du snobisme , de la mesquinerie et de la raison d'Etat

Rançonné par les voyous des bas et hauts quartiers de l'apartheid planétaire

Je me suis heurté  aux murs aveugles  mais j'ai tenté de les sculpter  pour qu'ils soient habitables

tel Pygmalion truvant la vie de  Galatée au fil de sa caresse volontaire,

ou tel Jayadeva immergé dans la prière du berger 

Jusqu'à l'offrande de Padmavati, possible seulement par la consécration 

 

J'offrais la clé de cet Eden reçu au profond de mon coeur

mais rares furent les âmes qui trouvèrent que c'était un précieux cadeau

néammoins un jour que je parlais de cette conscience joyeuse

où il est question de construire nos souffles dans les vertus mises en pratique jusqu'à l'envol

et où toute langue perd son sens sans relais ni interlocuteur

Nimozette m'a dit "Je serai cela pour toi    

Et je te ferai tourner comme un ventilateur neuf !"

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